Ministère de la Recherche
Scientifique et Technique : http://www.minrest.gov.cm*/
Le programme stratégique du
gouvernement en matière de Science et de Technologie pour le Développement est
l’un des volets prioritaires de la politique de la Nation pour le septennat
1997-2004. Il a pour but, ainsi qu’il ressort du discours-programme du
candidat-Président Paul Biya lors de l’élection présidentielle du 12 octobre
1997 et du discours d’investiture du Président élu prononcé le 03 novembre 1997,
de « promouvoir au Cameroun la maîtrise de la science et de la technologie au
plus haut niveau de l’excellence, de favoriser la mobilisation par les
Camerounais des connaissances scientifiques et technologiques mondiales
nécessaires pour la lutte contre la pauvreté, l’amélioration rapide et durable
des conditions de vie des populations et le développement économique, social et
culturel de la nation ».
Le programme stratégique comporte
deux volets principaux dans lesquels sont développés plusieurs projets majeurs à
caractère pluridisciplinaire et trans-sectoriel :
1. Contribution de la
science
Contribution de la science et de la
technologie à la solution des grands problèmes de développement : alimentation
et agriculture ; santé et hygiène : environnement ; ressources naturelles
(mines, eaux, forêts…) ; ressources en énergie ; transports et communication ;
habitat et développement urbain ; industrialisation ; problèmes éthiques et de
droits de l’homme liés aux progrès de la science et de la technologie ;
relations entre la science, la technologie et la société.
2. Développement des capacités
Développement des capacités
scientifiques et technologiques endogènes du Cameroun ; notamment dans les
domaines des politiques scientifiques et techniques, des ressources humaines,
des infrastructures, de l’information et de la communication scientifique et
technique, du financement des activités scientifiques et techniques.
Un programme Minimum
d’Urgence
Ce programme Stratégique était
assorti d’un Programme Minimum d’Urgence visant à assurer « le lancement de la
dynamique de ré-appropriation de la recherche camerounaise par les Camerounais
au profit du peuple camerounais ». Lancé à partir de l’exercice 1998/1999 le
programme minimum d’urgence a consisté en une série de mesures concrètes visant
à la création des conditions minimales indispensables à la reprise des activités
de recherche dans les principales structures opérationnelles de recherche à
travers le territoire national. Au nombre de ces mesures : la réhabilitation et
le renforcement des équipements et des infrastructures de recherche ;
l’élaboration d’un nouveau statut des chercheurs de nature à juguler l’exode
(interne et externe) des compétences scientifiques et à relancer le recrutement
de chercheurs ; le lancement et la mise en œuvre des grands programmes nationaux
de recherche ; la valorisation et la vulgarisation de la recherche ; le
mécanisme de financement durable de la recherche.
Des lancements
progressifs
Dix huit grands programmes nationaux
de recherche ont été créés en septembre 1998.
Lancés progressivement, ces
programmes sont globalisants et pluridisciplinaires, trans-sectoriels et
inter-institutionnels. Ils offrent la possibilité de mobiliser des masses de
compétences significatives et des moyens d’action appropriés autour de
thématiques fédératives de recherche sur des problèmes concrets de
développement, de santé ou de société, en s’inspirant des besoins et des
attentes des utilisateurs des résultats de la recherche. Certains de ces Grands
Programmes Nationaux ont déjà commencé à prendre leur envol, à l’instar du
Programme sur la Cartographie géologique du Cameroun, du Programme sur le
Paludisme, sur le SIDA, sur les Sciences Sociales, sur les Sols et l’Eau.
Des programmes réalisés en
partenariat avec le secteur privé ou para-étatique, notamment dans le domaine de
l’agriculture, ont été restructurés. Certains ont connu une forte montée en
puissance : c’est le cas du Programme sur les Bananiers et Plantains du CRBP
basé à Njombé, ainsi que du Programme sur le Palmier à Huile basé à Dibamba, et
du Pôle Régional de Recherches Appliquées au Développement des Savanes d’Afrique
Centrale –PRASAC- implanté dans la partie septentrionale du pays.
Le Programme national de Recherche
sur le Palmier à Huile a été réorganisé et renforcé. L’impulsion reçue par ce
Programme lui permet aujourd’hui d’envisager l’avenir avec optimisme, dans la
perspective d’assurer en quantités suffisantes la production nationale de
semences améliorées de palmier à huile et de soutenir les efforts de
rajeunissement et d’extension de la palmeraie camerounaise en vue de la maîtrise
de la production nationale d’huile de palme et de produits dérivés.
Le Programme National de Recherche
et de Vulgarisation Agricole (PNRVA) a bénéficié en 1998/1999 d’un prêt de 10
millions de dollars US , soit près de six milliards de francs CFA de la Banque
Africaine de Développement, pour le renforcement de la recherche, et des
financements complémentaires de 10 millions de dollars de la Banque Mondiale
puis de 10 millions de dollars du Fonds International de Développement Agricole
(FIDA) pour la vulgarisation et pour le développement de l’interface
recherche/vulgarisation. C’est une grande première pour la Recherche
camerounaise, dans la mesure où ce prêt sera directement géré par l’agence
d’exécution dudit programme, à savoir l’Institut de Recherche Agricole pour le
Développement (IRAD).
Ils correspondent aux principaux
axes prioritaires de la recherche scientifique et technique nationale orientée
vers la lutte contre la pauvreté. Ils assurent la mobilisation ciblée et la
synergie des compétences scientifiques et techniques à l’échelon national.
Renforcement des Programmes en
filière existants
· Programme National de Recherche sur
le Palmier à Huile.
· Programme National de Recherche sur
l’Hévéa.
· Programme National de Recherche sur
Bananiers et Plantains au sein du Centre Régional de Recherches sur Bananiers et
Plantains.
Mise en route de nouveau
programmes
· Cartographie Géologique du Cameroun.
· Sciences sociales.
· Programme National de Recherche sur
le SIDA.
· Programme de Technologie
Alimentaire.
· Programme National de Recherche
Forêt/Bois.
· Programme National de Prévention des
Catastrophes Naturelles : Mont Cameroun, lacs à risques.
Mise en route effective du
Programme National de Recherche et de Vulgarisation Agricole (PNRVA) sur
financement BAD.
Doublement de la production de
graines améliorées de palmier à huile et satisfaction progressive de la demande
nationale en cette matière.
Participation active aux Journées
CEMAC.
Mise en place du Fonds de Recherche
sur Base Compétitive, destiné à soutenir une recherche pilotée par la demande
des petits exploitants (paysans et éleveurs).
Fondation Nationale pour le
recherche
L’objectif poursuivi est la
création, à brève échéance ou à moyen terme, d’une Fondation Nationale pour la
Recherche destinée à collecter, gérer et redistribuer les fonds destinés au
financement de la recherche, quelle que soit leur origine, fonds publics,
privés, nationaux, internationaux, bilatéraux.
La création et le lancement effectif
du Fonds de Recherche sur la Base Compétitive (FRBC) avec le concours de la
Banque Mondiale constituent une étape décisive vers la réalisation de cet
objectif.
Doté d’un crédit initial de 1 (un)
million de dollars US, le fonds dispose désormais d’un manuel de procédures
opérationnel, d’un Comité Directeur, d’un Comité Scientifique et d’un
Secrétariat Exécutif.
Programme d’action du ministère de
la recherche scientifique et technique pour les prochains
exercices
Le Ministère de la Recherche
Scientifique et Technique se propose de mener les actions ci-après :
· La mise en route de la réforme du
Système National de Recherche Agricole à travers le démarrage des activités de
l’IRAD ;
· Le calibrage institutionnel des
organismes de recherche ;
· La relance de la recherche
médicale ;
· La relance de la recherche en
sciences sociales ;
· Le démarrage du projet de
cartographie géologique du Cameroun ;
· Le lancement du projet de dégazage
des lacs à risques ;
· L’élaboration et la mise en œuvre
des programmes de recherche sur les cultures annuelles et pérennes ;
· Le renforcement des ressources
humaines au sein des organismes ;
· L’amélioration des programmes de
recherche en matière de production animale et halieutique ;
· La modernisation et le renforcement
des équipements de surveillance et télédétection de risques volcaniques dans les
stations de recherche ;
· La mise en place d’un Centre
National de Calcul ;
· L’actualisation des cartes
topographiques et géographiques ;
· La redynamisation des activités de
la Mission de Promotion de Matériaux locaux (MIPROMALO) et des autres instituts
de recherche : l’Institut National de Cartographie (INC), l’Institut de
Recherche Médicale et d’Etude des Plantes Médicinales (IMPM). L’Institut de
recherche géologique et minière (IRGM), l’Institut de Recherche Zoologique et
Vétérinaire (IRZV), le Centre National d’Education (CNE).
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