Ministère du
Tourisme : http://www.mintour.gov.cm/
S’étendant sur 1200 km du Nord au
sud, le Cameroun possède une variété de reliefs, de climats, de paysages,
d’espèces animales et végétales, uniques sur le continent. C’est un véritable
« concentré d’Afrique » dans un triangle de 475 000 km que le visiteur découvre,
émerveillé. La faune est particulièrement riche avec 409 espèces différentes de
mammifères, 143 de reptiles, 849 d’oiseaux et 190 d’amphibiens. Les aires
protégées couvraient en 1997 une superficie de 4.551.990 hectares dont 7 parcs
nationaux, 7 réserves de faune, 27 zones cynégétiques, 1 sanctuaire et 3 jardins
zoologiques.
Evolutions des entrées
touristiques
Longtemps plongé dans la torpeur, le
tourisme manifeste des signes de relance avec le regain d’intérêt des visiteurs
même si le Cameroun, il faut l’avouer, ne figure pas au premier rang des
destinations touristiques en Afrique.
En 1998, les arrivées étaient de 200
000 environ contre 92.966 en 1990, soit un accroissement de 215% en moins de dix
ans !
Cela s’explique par des mesures
incitations prises au cours des dernières années tant au niveau de la promotion
que de la sécurité du touriste sans oublier une conjoncture internationale
favorable.
Parmi les non-résidents enregistrés
dans les établissements d’hébergement, les ressortissants des pays de la
sous-région (Afrique Centrale) représentent 25%, suivis des Français, 24% et
d’autres Africains. Les arrivées d’Américains, d’Allemands et de Britanniques
sont en hausse ces dernières années.
Le parc hôtelier est relativement diversifié et même
si les établissements sont concentrés surtout à Douala et Yaoundé, toutes les
provinces disposent de structures d’hébergement. En 1998, le Cameroun comptait
820 établissements hôteliers dont 120 classés. La capacité hôtelière globale en
1998 était de 13 972 chambres et 15 542 lits dont 54,8% à Douala et Yaoundé avec
comme recettes réalisées par les établissements hôteliers 27,372 milliards de
CFA.
Principales catégories de
tourisme
La richesse du produit touristique
repose sur de nombreuses attractions grâce à la diversité des ressources
touristiques. La variété naturelle, humaine et culturelle se combinent pour
favoriser la pratique de diverses formes de tourisme sur toute l’année.
· Le tourisme balnéaire
Le littoral largement ouvert sur
l’Atlantique avec ses 400 km de côtes est propice au tourisme balnéaire sur les
plages naturelles et sablonneuses de Kribi et Limbé, dans les mangroves et
chutes se jetant directement dans la mer.
· Le tourisme de safari-photo et de
chasse
Le Cameroun compte sept parcs
nationaux dont le plus célèbre et le mieux aménagé est celui de Waza. Ces parcs
sont riches en espèces animales représentatives de la faune africaine :
éléphants, buffles, antilopes, hippopotames, gorilles, etc.
Si la chasse est interdite dans les
parcs nationaux il existe par ailleurs quatorze zones de chasse comportant plus
de 500 km de pistes entretenues. La chasse est ouverte de décembre à mai dans le
strict respect de la convention sur la protection des espèces menacées.
· Le tourisme culturel
Le Cameroun est une mosaïque de près
de 250 ethnies aux coutumes et traditions différentes. Le touriste peut ainsi
goûter à la diversité présente dans l’architecture traditionnelle, le folklore,
la religion, la cuisine, l’artisanat, etc. Le patrimoine historique est
également riche avec des monuments et vestiges du triple héritage colonial
allemand, français et anglais.
· Le tourisme de
montagne
La chaîne montagneuse de l’Ouest
offre un environnement adapté avec le Mont Cameroun qui culmine à plus de 4070
mètres, le Mont Manengouba à la charnière du Littoral et du Sud-Ouest et le
Centre climatique de Dschang bâti sur un plateau s’élevant à 1800 mètres. Il
existe des sources thermales dans l’Adamaoua.
· L’écotourisme
Il s’effectue dans les sites et
aires protégés comme le parc national de KORUP qui recèle des espèces végétales
vieilles de plusieurs millions d’années, la réserve du DJA , patrimoine mondial
de L’Humanité, le Mont-Cameroun avec sa flore très rare et les sites fossiles du
Mayo-Rey.
· Le tourisme
d’affaires :
Grâce à la qualité des
infrastructures d’accueil (Aéroports internationaux, Palais de Congrès, Hôtels
de classe internationale, les villes de Yaoundé et Douala accueillent chaque
année des congrès fréquentés par des hommes d’affaires et des officiels venus
des quatre coins du monde.
· Le tourisme sportif
Hormis le football qui a fait la
réputation du Cameroun, d’autres sports liés au tourisme se développent : pêche
au gros au large de Douala, terrains de golf à Yaoundé et Tiko, ascension
annuelle du Mont Cameroun sans oublier les clubs équestres de Yaoundé, Douala et
Garoua.
Prévisions du secteur
touristique
Le tourisme est l’un des secteurs
sur lesquels l’Etat camerounais compte pour relancer l’économie de façon
durable. Plus de cent sous-secteurs vivent et se développent grâce à sa
contribution au PIB devrait s’accroître.
Compte tenu de la richesse du
patrimoine (sites splendides, paysage variés, artisanat…..), le Cameroun a pour
ambition d’accueillir 500.000 touristes à l’horizon 2004. Ce chiffre vient
d’être revu à la hausse.
Avec la finalisation des projets en
cours, (chartérisation, désenclavement des sites, ouverture des bureaux de
promotion à l’étranger), les arrivées de touristes pourraient se situer d’ici là
dans une fourchette comprise entre 600.000 et 1.000.000 environ.
Projets
d'investissement
Havre de paix et de stabilité
politique en Afrique, le Cameroun est un bon risque pour les investisseurs en
matière de tourisme. L’Etat prévoit d’investir au total 4,3 milliards de FCFA
dans le secteur dont 1,15 milliards pour les infrastructures (réhabilitation des
sites infrastructures touristiques) 1,67 milliards pour les études relatives à
la formation/recyclage, la stratégie sectorielle, le plan directeur, la carte
touristique et les actions promotionnelles ; 445 millions pour la construction
et l’aménagement des services et 1,1 milliard pour l’achat du matériel
d’équipement.